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Tout savoir sur la réforme pour la facturation électronique

1er septembre 2026
Facturation électronique

La réforme arrive. Avec nous, vous êtes déjà prêt.

Nouvelle obligation le 1er septembre 2026, dans jours. Voici l'essentiel — et pourquoi vous n'avez rien à changer.

Solution compatible - Plateforme agréée gratuite - Aucun matériel à remplacer
Créer mon compte Pennylane — gratuit

L'essentiel en 6 chapitres

Touchez un chapitre pour l'ouvrir.

1 La réforme en deux dates - Ce qu'il faut retenir, et rien de plus

À partir du 1er septembre 2026, les factures entre entreprises ne circuleront plus par e-mail ou par courrier, mais via des plateformes agréées par l'État. En parallèle, les totaux de vos ventes seront transmis automatiquement à l'administration fiscale. Toute entreprise assujettie à la TVA est concernée, sans exception de taille.

1er septembre 2026

Vous devez pouvoir recevoir

Vos fournisseurs vous enverront leurs factures par voie électronique. Sans plateforme déclarée à votre nom, vous ne les recevrez plus.

1er septembre 2027

Vous devez émettre et déclarer

Vos factures à des clients professionnels devront être électroniques, et vos totaux de vente transmis à l'administration.

2 Votre solution est déjà compatible - La première question que tout le monde nous pose

Vous n'avez pas à changer de solution. La compatibilité avec la réforme est intégrée à nos versions maintenues : transmission vers la plateforme agréée, e-reporting, nouvelles mentions obligatoires sur les factures. Tout est pris en charge par une simple mise à jour.

Pas de nouveau logiciel, pas de nouveau matériel. Vos imprimantes, terminaux de paiement et tiroirs-caisses restent en place. Votre installateur vérifie avec vous la version installée et planifie l'intervention — c'est tout ce que vous avez à faire de ce côté.

Un point revient souvent : une caisse certifiée NF525 n'est pas automatiquement conforme à la nouvelle réforme. La certification garantit l'intégrité de vos données, pas leur transmission. Ce sont deux obligations distinctes — et c'est précisément ce que la mise à jour vient couvrir.

3 La plateforme agréée en 30 secondes - Trois règles, et vous avez compris le sujet
Règle 1

Une seule en réception

Votre adresse de réception est unique et publiée dans l'annuaire national. C'est vers elle que tous vos fournisseurs seront automatiquement routés.

Règle 2

Plusieurs en émission

Vous pouvez émettre depuis autant de plateformes que nécessaire, selon vos outils, vos logiciels ou vos établissements.

Règle 3

Elles peuvent différer

Rien n'impose que ce soit la même des deux côtés. L'interopérabilité entre plateformes agréées est garantie par la réglementation.

Ce que cela veut dire pour vous. Si votre expert-comptable, votre banque ou un autre fournisseur vous a déjà fourni ou conseillé une plateforme, vous pouvez parfaitement la garder. Utilisez-la pour la réception, et la nôtre pour l'émission et l'e-reporting. Les deux fonctionnent ensemble sans conflit, et vous n'avez aucun arbitrage à faire dans l'urgence.

4 Notre offre : la plateforme agréée, gratuite - Nous avons fait le choix pour vous, et nous en assumons le coût
Incluse — 0 €

Nous avons sélectionné Pennylane, et nous vous l'offrons.

Pennylane est une plateforme agréée par l'administration fiscale. Nous la mettons à votre disposition dans le cadre de l'utilisation de nos solutions : vous n'avez ni prestataire à chercher, ni ligne à ajouter à votre budget.

  • Émission, réception et e-reporting : le périmètre complet de la réforme est couvert.
  • Totalement gratuite — pas d'abonnement, pas de frais d'activation, pas de facturation au volume de factures.
  • Aucun changement de logiciel ni de matériel : nos solutions sont compatibles.
  • Vous restez libre de conserver une autre plateforme en réception si vous en avez déjà une.
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L'inscription se fait en quelques minutes, directement chez Pennylane via notre lien partenaire. Si vous utilisez une version ancienne de nos logiciels, votre installateur vérifiera avec vous qu'elle peut recevoir la mise à jour.

5 Vous payez déjà une plateforme ailleurs ? - Deux options, et aucune n'est problématique

C'est fréquent : un expert-comptable, une banque ou un éditeur de facturation propose souvent la sienne, parfois facturée à l'abonnement ou au volume.

Option 1 — vous la gardez

  • Vous la conservez pour la réception
  • Vous utilisez la nôtre pour l'émission et l'e-reporting
  • Les deux plateformes coexistent sans difficulté
  • Rien à changer dans votre organisation actuelle

Option 2 — vous basculez chez nous

  • Vous transférez aussi la réception vers la nôtre
  • Vous supprimez la ligne de coût payée ailleurs
  • Le transfert consiste à mettre à jour votre référencement
  • Nos équipes vous accompagnent sur la bascule

Vous ne prenez aucun risque à activer la nôtre. Elle s'ajoute à votre organisation existante sans la remettre en cause, et elle ne vous coûtera rien. Si vous décidez plus tard de tout regrouper chez nous, c'est possible à tout moment.

Vous restez libre de choisir une autre PA : Si cela est d'une importance capitale, vous pouvez également nous demander d'intégrer la plateforme que vous utilisez déjà. Une étude d'intégration pourra alors être menée, des frais de développement pouvant s'appliquer.

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6 Ce qui change, ce qui ne change pas - La réforme ne se voit pas au comptoir

Ce qui change

  • Une mise à jour de votre logiciel de caisse
  • Une plateforme agréée déclarée à votre nom
  • Les totaux de vos ventes transmis au fisc
  • Les factures fournisseurs arrivent autrement
  • Une facture à un pro exige un SIREN exact

Ce qui ne change pas

  • Le ticket remis à votre client
  • Le geste d'encaissement de vos équipes
  • Votre matériel de caisse
  • Votre déclaration de TVA, toujours due
  • Vos moyens de paiement et vos tarifs

Vos questions

72 réponses. Cherchez un mot-clé ou filtrez par thème.

72 question(s) affichée(s)

Notre offre

Votre solution de caisse est-elle compatible avec la réforme ?

Oui. La compatibilité est intégrée à nos versions maintenues : transmission vers la plateforme agréée, e-reporting, nouvelles mentions obligatoires sur les factures.

Concrètement, cela signifie pas de changement de logiciel, pas de changement de matériel. Votre installateur vérifie la version en place et planifie la mise à jour avec vous.

Dois-je changer de solution ou racheter du matériel ?

Non. La mise en conformité passe par une mise à jour logicielle, pas par un renouvellement. Vos imprimantes, terminaux de paiement et tiroirs restent en place.

Seul cas à vérifier : un poste trop ancien pour recevoir la mise à jour. C'est précisément l'objet de l'audit que réalise votre installateur — mieux vaut le faire maintenant qu'en septembre.

Quelle plateforme agréée proposez-vous ?

Nous avons sélectionné Pennylane, plateforme immatriculée par l'administration fiscale. Elle couvre l'intégralité du périmètre : émission des factures, réception des factures fournisseurs, et transmission des données d'e-reporting.

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Combien coûte la plateforme que vous proposez ?

Rien. Elle est offerte dans le cadre de l'utilisation de nos solutions : pas de frais d'activation, pas d'abonnement supplémentaire, pas de facturation au volume de factures traitées.

C'est un point de comparaison à garder en tête : sur le marché, la plateforme agréée est le plus souvent une ligne de coût annuelle, parfois assortie de frais d'ouverture et d'une facturation à l'usage.

Comment je m'inscris ?

L'inscription se fait directement chez Pennylane, via notre lien partenaire. Elle prend quelques minutes, et c'est la plateforme qui se charge ensuite de référencer votre entreprise dans l'annuaire national.

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Une fois le compte créé, votre installateur réalise le raccordement avec votre caisse.

Mon expert-comptable m'a déjà fourni une plateforme. Dois-je en changer ?

Non, et vous n'avez rien à arbitrer dans l'urgence. Conservez-la pour la réception si elle vous convient, et utilisez la nôtre pour l'émission et l'e-reporting.

C'est parfaitement admis par la réglementation : une seule plateforme est requise en réception, plusieurs sont autorisées en émission, et rien n'impose que ce soit la même. L'interopérabilité entre plateformes agréées est garantie.

Puis-je avoir une plateforme différente en émission et en réception ?

Oui, sans aucune difficulté. C'est même une situation très courante lorsqu'un commerçant travaille avec plusieurs prestataires.

La seule règle à respecter : votre adresse de réception est unique et publiée dans l'annuaire national, car c'est vers elle que tous vos fournisseurs seront routés. Côté émission, vous pouvez utiliser plusieurs plateformes selon vos outils ou vos établissements.

Je paie déjà une plateforme chez un autre fournisseur. Puis-je basculer vers la vôtre ?

Oui, et c'est souvent l'occasion de supprimer une ligne de coût. La portabilité est prévue par la réglementation : le changement consiste à mettre à jour votre référencement dans l'annuaire, et le routage de vos fournisseurs suit automatiquement.

Deux précautions : prévoyez une courte période de recouvrement pour ne perdre aucun flux, et vérifiez dans votre contrat actuel les conditions de récupération de vos données archivées. Nos équipes vous accompagnent sur la bascule.

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Que couvre exactement la plateforme que vous offrez ?

Les trois flux prévus par la réforme :

  • La réception des factures de vos fournisseurs, avec référencement de votre entreprise dans l'annuaire national.
  • L'émission de vos factures à des clients professionnels, au format structuré et via le circuit légal.
  • L'e-reporting, c'est-à-dire la transmission des totaux de vos ventes issus de vos clôtures de caisse.

Le raccordement avec votre logiciel de caisse est réalisé par votre installateur : vous n'avez pas de développement à financer.

Les bases

Qu'est-ce que la réforme de la facturation électronique, en une phrase ?

À partir du 1er septembre 2026, les factures entre entreprises françaises ne circulent plus directement : elles transitent obligatoirement par des plateformes agréées par l'État, qui transmettent en parallèle les données fiscales à l'administration.

Pour les ventes aux particuliers, qui ne donnent pas lieu à facture, un mécanisme parallèle prend le relais : l'e-reporting, c'est-à-dire la transmission périodique de données de vente agrégées.

Qu'est-ce qu'une facture électronique, exactement ?

C'est un fichier structuré : un document dont les données (montants, taux de TVA, identifiants) sont lisibles directement par un logiciel, sans ressaisie ni reconnaissance de caractères. Il est émis, transmis et reçu via une plateforme agréée.

Ce n'est pas une définition esthétique : un beau document imprimable n'est pas une facture électronique s'il n'est pas structuré et s'il n'emprunte pas le circuit prévu.

Un PDF envoyé par e-mail, ce n'est pas une facture électronique ?

Non — plus au sens de la réforme. C'est aujourd'hui la pratique la plus répandue, et c'est précisément celle qui prend fin. Un PDF classique est illisible par une machine et invisible pour l'administration.

Nuance utile : le format Factur-X ressemble à un PDF ordinaire, mais contient un fichier de données XML embarqué. Il est parfaitement conforme, à condition de transiter par une plateforme agréée.

Quels formats sont acceptés ?

Trois formats socles :

  • Factur-X — un PDF lisible à l'œil, avec les données structurées attachées. Le plus adapté aux petites entreprises, car il reste consultable normalement.
  • UBL et CII — des formats purement techniques, sans rendu visuel, utilisés principalement par les grands comptes et les ERP.

Vous n'avez pas à choisir : votre logiciel et votre plateforme s'en chargent.

Pourquoi l'État impose-t-il cette réforme ?

Trois objectifs affichés : lutter contre la fraude à la TVA, pré-remplir à terme les déclarations de TVA à partir des données transmises, et réduire les délais de paiement et les coûts de traitement des factures. La France suit par ailleurs un mouvement européen plus large.

Y aura-t-il un nouveau report ?

Rien ne l'indique. La réforme a effectivement été décalée à deux reprises entre 2023 et 2024, ce qui alimente le scepticisme. Mais la situation a changé : le pilote national fonctionne en conditions réelles depuis le 27 février 2026, la loi de finances pour 2026 a verrouillé le dispositif en février, et la direction générale des Finances publiques a confirmé publiquement l'absence de report en mai puis en juillet 2026.

Parier sur un report est un pari asymétrique : s'il n'a pas lieu, vous êtes bloqué en réception dès septembre. S'il a lieu, vous avez simplement pris de l'avance.
Quelle différence entre e-invoicing et e-reporting ?

E-invoicing : l'échange de vraies factures entre deux entreprises françaises assujetties à la TVA, via des plateformes agréées.

E-reporting : la transmission à l'administration de données sur les opérations qui ne génèrent pas de facture électronique — ventes aux particuliers, opérations internationales, données de paiement. Aucune facture n'est échangée, seulement des données.

Pour un commerçant de détail ou un restaurateur, le second pèse bien plus lourd que le premier.

Suis-je concerné ?

Mon commerce est-il concerné ?

Oui, si vous êtes assujetti à la TVA et établi en France — ce qui couvre la quasi-totalité des commerces, restaurants, salons et ateliers. Ni la taille, ni le statut juridique, ni le chiffre d'affaires n'ouvrent d'exception.

Je suis auto-entrepreneur en franchise en base de TVA. Je suis concerné ?

Oui. C'est la confusion la plus fréquente. Vous n'êtes pas redevable de la TVA — vous ne la facturez pas et ne la reversez pas — mais vous y êtes bien assujetti.

Conséquences : vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, et transmettre vos données de vente à partir du 1er septembre 2027, à une fréquence bimestrielle.

Je ne vends qu'à des particuliers. Suis-je vraiment concerné ?

Deux fois, oui :

  • En réception — vos fournisseurs vous adresseront leurs factures par voie électronique dès septembre 2026.
  • En e-reporting — vos ventes aux particuliers doivent être déclarées à l'administration à partir de septembre 2027.

Ce que vous n'aurez pas à faire : émettre une facture électronique pour chaque vente en caisse.

À quelle date suis-je obligé d'émettre mes factures au format électronique ?

Le 1er septembre 2027 si vous êtes une micro-entreprise, une TPE ou une PME — donc dans l'immense majorité des cas. Le 1er septembre 2026 si vous êtes une ETI ou une grande entreprise.

L'obligation de recevoir, elle, s'applique à tout le monde dès le 1er septembre 2026.

Comment savoir si je suis une PME ou une ETI ?

Les seuils de référence :

  • Micro-entreprise : moins de 10 salariés, CA ou bilan ≤ 2 M€.
  • TPE / petite entreprise : moins de 50 salariés, CA ou bilan ≤ 10 M€.
  • PME : moins de 250 salariés, CA ≤ 50 M€ ou bilan ≤ 43 M€.
  • ETI : moins de 5 000 salariés, CA ≤ 1,5 Md€ ou bilan ≤ 2 Md€.
  • Grande entreprise : au-delà.

La catégorie s'apprécie au niveau de l'entité juridique. Un commerce indépendant est presque toujours une micro-entreprise, une TPE ou une PME.

J'ai plusieurs établissements. Comment ça se passe ?

L'obligation s'apprécie au niveau de l'entité juridique, mais l'adresse de réception peut être déclarée au SIREN ou à un SIRET précis. Deux organisations sont possibles : une adresse unique pour toute la société, ou une adresse par établissement.

Côté e-reporting, chaque point de vente doit remonter ses données. Un établissement oublié fausse la déclaration.

Je gère plusieurs sociétés. Une plateforme suffit-elle ?

Chaque société est une entité distincte et doit être référencée séparément dans l'annuaire. Vous pouvez en revanche confier l'ensemble à la même plateforme et les piloter depuis un compte unique : c'est le fonctionnement le plus courant.

Mon activité est exonérée de TVA. Suis-je exclu ?

Certaines opérations exonérées sans droit à déduction sont effectivement hors du champ de l'e-invoicing : santé, enseignement, opérations bancaires et d'assurance, certaines locations immobilières (art. 261 à 261 E du CGI).

Mais attention : une entreprise peut exercer à la fois des activités exonérées et des activités taxables. Dans ce cas, seules les secondes entrent dans le champ. Ce point mérite une vérification avec votre expert-comptable.

Et mes clients ou fournisseurs étrangers ?

Les factures adressées à un client établi hors de France ne sont pas des factures électroniques au sens de la réforme : elles relèvent de l'e-reporting. Vous transmettez les données de ces opérations (montants, TVA, pays, identifiant du partenaire) plutôt que la facture elle-même.

La plateforme agréée

Qu'est-ce qu'une plateforme agréée ?

Un opérateur immatriculé par l'administration fiscale, autorisé à transporter les factures électroniques. Elle achemine vos factures vers le bon destinataire, vérifie leur conformité, et transmet à la DGFiP les données attendues.

L'image la plus parlante : c'est le bureau de poste numérique de votre entreprise. Vous ne portez plus vos courriers vous-même, vous les confiez à un transporteur agréé qui garantit la livraison.
Le portail public gratuit de l'État, ce n'est pas suffisant ?

Non. Le projet initial prévoyait un portail public permettant d'échanger gratuitement des factures. Ce périmètre a été réduit : le portail public de facturation assure désormais l'annuaire des destinataires et la concentration des données à destination de l'administration, mais il n'échange pas les factures à votre place.

Le recours à une plateforme agréée est donc obligatoire, en réception comme en émission.

Combien de plateformes dois-je choisir ?

Une seule pour la réception. Votre adresse de réception est unique et publiée dans l'annuaire ; c'est vers elle que l'ensemble de vos fournisseurs seront routés.

Une ou plusieurs pour l'émission. Vous pouvez émettre depuis différentes plateformes selon vos outils ou vos établissements. En pratique, utiliser la même des deux côtés simplifie beaucoup le suivi et la comptabilité.

Dois-je utiliser la même plateforme que mes fournisseurs et mes clients ?

Non. L'interopérabilité entre plateformes agréées est garantie par la réglementation. Chacun choisit la sienne librement ; les échanges fonctionnent quel que soit l'opérateur d'en face.

Puis-je changer de plateforme plus tard ?

Oui, la portabilité est prévue. Vous mettez à jour votre référencement dans l'annuaire, et le routage suit. Prévoyez toutefois une période de recouvrement pour ne perdre aucun flux, et vérifiez les conditions de récupération de vos données archivées dans votre contrat.

Comment vérifier qu'une plateforme est réellement agréée ?

La liste officielle des plateformes immatriculées est publiée par l'administration sur impots.gouv.fr. Plus de 130 opérateurs y figurent. Une promesse commerciale d'agrément « en cours » n'a pas de valeur : vérifiez la présence effective sur la liste.

Qui inscrit mon entreprise dans l'annuaire ?

Votre plateforme, à l'ouverture de votre compte. C'est l'une de ses premières obligations. Vous n'avez pas de démarche administrative à faire vous-même, mais vérifiez que c'est bien fait, et que les SIREN et SIRET déclarés sont exacts.

Combien coûte une plateforme agréée ?

Les modèles varient beaucoup. On rencontre couramment des abonnements annuels, des frais d'activation à l'ouverture, une facturation au volume de factures traitées, et parfois une facturation séparée des mises à jour réglementaires ou du support.

Certains éditeurs de logiciels de caisse incluent la connexion à une plateforme dans leur licence, sans surcoût ni volume minimum. C'est un critère de comparaison à part entière : vérifiez ce qui est inclus avant de comparer les tarifs affichés.
Que dois-je vérifier avant de signer ?
  • La présence sur la liste officielle des plateformes immatriculées.
  • La connexion native avec votre logiciel de caisse et votre comptabilité — à défaut, un développement spécifique sera nécessaire.
  • La prise en charge de l'e-reporting, et pas seulement des factures.
  • Les engagements écrits de conformité, les délais de correction, les clauses de responsabilité.
  • Les conditions d'archivage et de récupération de vos données en cas de changement.
  • Le périmètre exact du support et son coût.

Ma caisse enregistreuse

Ma caisse est certifiée NF525. Elle est donc conforme ?

Non, et c'est le malentendu le plus coûteux. La certification NF525 garantit l'inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l'archivage de vos données de vente. Elle ne dit rien de la capacité de votre logiciel à transmettre ces données à une plateforme agréée.

Ce sont deux obligations distinctes qui se superposent. Une mise à jour, voire un changement de version, est le plus souvent nécessaire.

Question exacte à poser à votre éditeur ou à votre installateur : « ma version transmet-elle les données d'e-reporting à une plateforme agréée, et si non, quelle mise à jour est prévue, à quelle date et à quel coût ? »
La certification NF525 disparaît-elle ?

Non. L'obligation issue de la loi anti-fraude à la TVA reste pleinement en vigueur. La nouvelle réforme s'y ajoute, elle ne s'y substitue pas.

Dois-je changer de caisse ?

Pas nécessairement. Dans la plupart des cas, une mise à jour logicielle suffit. Un changement s'impose surtout si votre logiciel n'est plus maintenu, s'il repose sur une version trop ancienne pour recevoir la mise à jour, ou si votre éditeur n'a pas de solution annoncée.

Si votre éditeur reste évasif sur son calendrier à ce stade de l'année, c'est un signal à prendre au sérieux.

Le ticket de caisse devient-il une facture électronique ?

Non. Une vente à un particulier ne donne pas lieu à une facture électronique. Votre client repart avec le même ticket qu'aujourd'hui, imprimé ou dématérialisé.

Ce sont les totaux de ces ventes, ventilés par taux de TVA, qui sont transmis à l'administration via l'e-reporting.

Le geste d'encaissement change-t-il pour mes équipes ?

Pas pour les ventes aux particuliers : mêmes écrans, mêmes touches, même ticket. Le seul geste nouveau concerne l'émission d'une facture à un client professionnel, où il faudra identifier correctement l'entreprise cliente.

Comment j'émets une facture à un client professionnel depuis la caisse ?

Dans un logiciel à jour, le parcours tient en quatre gestes : initier la facture depuis la caisse ou le back-office, rechercher le client par son SIREN, son nom ou un QR code — le logiciel récupère alors automatiquement raison sociale, adresse et numéro de TVA intracommunautaire — vérifier les mentions pré-remplies, puis valider. La transmission via la plateforme est automatique.

Le point de vigilance : la qualité de l'identification. Un SIREN erroné, et la facture est rejetée.

Et si internet tombe en pleine journée ?

L'encaissement n'est jamais bloqué. La vente se fait, le ticket s'imprime, la clôture s'effectue normalement. Les données sont conservées localement puis transmises automatiquement au rétablissement de la connexion.

Les solutions du marché prévoient une synchronisation différée dans un délai de quelques jours. Vérifiez ce délai auprès de votre éditeur.

J'ai plusieurs caisses. Dois-je toutes les déclarer ?

Chaque poste encaissant doit remonter ses données : caisses principales et secondaires, caisse de terrasse ou de bar, bornes de commande, terminaux mobiles, points de vente saisonniers.

Un poste oublié fausse l'e-reporting et constitue un motif d'anomalie. Profitez de la mise à jour pour faire un recensement complet, y compris des postes utilisés de façon occasionnelle.

Mon matériel doit-il changer — imprimante, terminal de paiement, tiroir ?

Non. La réforme porte sur les données et leur transmission, pas sur le matériel. Vos périphériques restent en place. Seuls des postes trop anciens pour recevoir la mise à jour logicielle pourraient poser problème : c'est un point à vérifier lors de l'audit de votre parc.

Combien de temps prend la mise en conformité ?

Comptez deux à trois mois entre le choix de la plateforme et un fonctionnement pleinement rodé : ouverture de compte, référencement dans l'annuaire, paramétrage des taux et des points de vente, tests, formation des équipes.

La mise à jour logicielle elle-même est généralement rapide. C'est le paramétrage et la prise en main qui prennent du temps.

Mes anciens tickets et mes archives sont-ils concernés ?

Non, la réforme ne rétroagit pas. Vos obligations d'archivage antérieures restent inchangées, et vos données historiques n'ont pas à être retransmises.

L'e-reporting

Concrètement, qu'est-ce que je dois transmettre ?

Pour les ventes aux particuliers : le montant total hors taxes et la TVA correspondante, ventilés par taux, sur la période concernée. C'est-à-dire exactement ce que votre clôture de caisse produit déjà.

S'y ajoutent, le cas échéant, les opérations avec des partenaires étrangers et les données de paiement lorsque la TVA est exigible à l'encaissement.

Le fisc va-t-il voir chacun de mes tickets ?

Non. La transmission est agrégée : uniquement des totaux par taux de TVA. Aucun ticket individuel, aucun détail de panier, aucune donnée nominative de client n'est transmis.

C'est un argument de réassurance important auprès des commerçants, qui redoutent souvent une surveillance ligne à ligne de leur activité.
À quelle fréquence dois-je transmettre ?

Le rythme suit votre régime de TVA :

  • Réel normal (CA3 mensuelle) : transmission mensuelle.
  • Réel simplifié : transmission bimestrielle.
  • Franchise en base : transmission bimestrielle.
  • Données de paiement : mensuelle dans la plupart des cas.

Dans une solution intégrée, la transmission est déclenchée automatiquement : vous n'avez pas de calendrier à tenir.

L'e-reporting remplace-t-il ma déclaration de TVA ?

Non, pas au démarrage. La CA3 ou la CA12 reste due à ses échéances habituelles. L'objectif à terme est un pré-remplissage à partir des données transmises, mais il faut continuer à déclarer comme aujourd'hui.

Je pratique la TVA sur la marge. Comment ça se déclare ?

Les ventes soumises à la TVA sur la marge se déclarent sur la marge, et non sur le chiffre d'affaires. C'est un paramétrage spécifique, à signaler explicitement à votre éditeur et à votre expert-comptable. Une tolérance existe pour l'application d'un taux de marge moyen.

Qu'est-ce que les « données de paiement » ?

Une transmission complémentaire, qui indique le montant et la date des encaissements. Elle concerne les opérations dont la TVA devient exigible à l'encaissement — donc les prestations de services, ce qui vise la plupart des restaurateurs, coiffeurs, garagistes et artisans.

Son champ a été élargi par la loi de finances pour 2026. Elle suit son propre rythme, mensuel dans la plupart des cas.

Qui est responsable si une transmission échoue ?

L'entreprise déclarante. La responsabilité fiscale ne se délègue pas : une transmission manquante ou erronée vous expose à la sanction, même si la défaillance provient du logiciel ou de la plateforme.

Le recours contre le prestataire relève ensuite du contrat. D'où l'intérêt d'exiger par écrit, avant de signer, les engagements de conformité et les clauses de responsabilité.

Dois-je vérifier quelque chose au quotidien ?

Prenez l'habitude de contrôler périodiquement le tableau de bord de votre plateforme : transmissions effectuées, anomalies signalées, factures rejetées. Une anomalie détectée et corrigée rapidement relève du droit à l'erreur ; une anomalie ignorée pendant six mois, beaucoup moins.

Factures reçues et émises

Comment vais-je recevoir les factures de mes fournisseurs ?

Elles arriveront dans l'interface de votre plateforme agréée, et le plus souvent, par intégration, directement dans votre outil de gestion ou dans votre comptabilité. Vos fournisseurs n'ont pas besoin de connaître votre plateforme : l'annuaire assure le routage.

Que se passe-t-il si je n'ai pas de plateforme au 1er septembre 2026 ?

Vos fournisseurs ne pourront plus vous adresser de facture par le circuit légal. En pratique, cela signifie des factures en souffrance, des litiges de paiement, et des relations commerciales tendues — bien avant toute question de sanction fiscale.

Sur le plan des amendes, l'absence de recours à une plateforme agréée fait l'objet d'un mécanisme de mise en demeure préalable, puis d'une amende de 500 € si la situation persiste au-delà de trois mois, portée à 1 000 € en cas de récidive.

Puis-je encore recevoir une facture papier ?

Pas pour les opérations entrant dans le champ de l'e-invoicing : la facture doit emprunter le circuit électronique. Les opérations hors champ — celles avec des particuliers ou avec l'étranger — ne sont pas soumises à cette obligation de format.

Un client professionnel me demande une facture pour un petit montant. Que faire ?

Dès lors que votre client est un professionnel assujetti établi en France et que l'opération entre dans le champ, la facture relève du circuit électronique — quel que soit le montant.

Les règles allégées de facture simplifiée applicables aux petits montants portent sur le contenu des mentions, pas sur la dispense de circuit. C'est un point qui suscite des lectures divergentes : faites-le trancher par votre expert-comptable pour votre activité, et paramétrez votre caisse en conséquence.

Que deviennent les acomptes, avoirs et factures rectificatives ?

Ils suivent le même régime que les factures et transitent par la plateforme, avec leur propre statut dans le cycle de vie. Votre logiciel doit savoir les produire au format structuré — un point à vérifier si vous pratiquez couramment les acomptes, par exemple en traiteur ou en événementiel.

Comment archiver mes factures électroniques ?

La plupart des plateformes agréées assurent l'archivage à valeur probante et le mettent à disposition dans votre espace. Cela ne vous dispense pas de vérifier deux points contractuels : la durée de conservation proposée, et vos conditions de récupération si vous changez d'opérateur.

Les durées légales de conservation habituelles restent applicables ; votre expert-comptable vous confirmera celles qui s'imposent à votre activité.

Qu'est-ce que le « cycle de vie » d'une facture ?

Chaque facture électronique porte un statut qui évolue et qui est visible par l'émetteur comme par le destinataire : déposée, prise en charge ou rejetée par la plateforme, mise à disposition du destinataire, éventuellement refusée, approuvée, en litige, encaissée.

Certains statuts sont obligatoires, d'autres facultatifs ; la liste détaillée figure dans les spécifications de l'administration. L'intérêt pratique est réel : vous savez enfin où en est une facture, ce qui rend les relances beaucoup plus faciles à objectiver.

Que se passe-t-il si une facture est rejetée ?

Un rejet technique — format invalide, SIREN inconnu — vous est signalé par la plateforme. Vous corrigez et vous réémettez. Un refus commercial du destinataire suit une logique différente : c'est un désaccord sur le fond, à traiter comme aujourd'hui, mais désormais tracé.

D'où l'importance d'une base clients professionnels fiable : c'est la première cause de rejet.

Sanctions et contrôle

Quelles sont les amendes exactement ?

La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 123) a relevé les montants :

  • 50 € par facture non émise sous forme électronique, dans la limite de 15 000 € par année civile — contre 15 € auparavant.
  • 500 € par transmission de données manquante ou erronée (e-reporting), dans la limite de 15 000 € par année civile — contre 250 € auparavant.
  • 500 € en cas d'absence de plateforme agréée pour la réception, après mise en demeure restée sans effet pendant trois mois, portée à 1 000 € en cas de récidive.

Ces sanctions sont distinctes et peuvent se cumuler.

J'ai lu que l'amende était de 15 € par facture. C'est faux ?

C'était exact jusqu'au 19 février 2026. La loi de finances pour 2026 a porté ce montant à 50 €. Beaucoup de supports d'information publiés avant cette date circulent encore avec l'ancien chiffre — vérifiez toujours la date de mise à jour d'un document sur ce sujet.

Bercy a annoncé une tolérance. Ça veut dire que je peux attendre ?

Non, et la nuance est essentielle. Le 13 juillet 2026, le ministère chargé des Comptes publics a formalisé un régime transitoire : les manquements des premiers mois ne déclencheront pas de pénalités systématiques, à condition que l'entreprise démontre sa volonté de se conformer.

Mais l'administration précise que cette approche ne couvre pas les comportements consistant à ignorer durablement l'obligation, à ne pas engager de démarche, ou à refuser d'entrer dans le dispositif.

La tolérance protège l'entreprise qui a choisi sa plateforme, engagé son paramétrage et rencontre un incident technique documenté. Elle ne protège pas celle qui n'a rien fait. Le calendrier n'est ni reporté ni suspendu.
Le droit à l'erreur, comment fonctionne-t-il ?

L'amende ne s'applique pas s'il s'agit de la première infraction commise au cours de l'année civile en cours et des trois années précédentes, et si elle est réparée spontanément ou dans les trente jours suivant une première demande de l'administration.

Il s'apprécie par type d'infraction : une amende pour e-reporting et une amende pour facture non conforme constituent deux compteurs distincts. Il protège l'erreur isolée et corrigée, pas la négligence installée.

Comment me protéger en cas de contrôle ?

Par la traçabilité de votre démarche. Conservez tout ce qui atteste de votre bonne foi : contrat avec la plateforme, dates de mise à jour de votre logiciel, échanges avec votre éditeur, tickets de support en cas d'incident, preuves de correction.

La doctrine de l'administration parle explicitement d'une difficulté « réelle, documentée et suivie d'actions de correction ». Le mot important est documentée.

Où poser une question à l'administration ?

La DGFiP a ouvert une assistance dédiée à la réforme : 0 806 807 807, du lundi au vendredi de 8h30 à 18h. Un guide pratique de démarrage et la liste officielle des plateformes agréées sont publiés sur impots.gouv.fr.